Visuel de la saison 2020/2021 Opéra au cinéma

Rio de Janeiro, Mexico, Buenos Aires... les villes d'Amérique latine ont fasciné de nombreux cinéastes, autochtones ou européens.

Récit d'aventure frénétiques, exploration de réalités sociales souvent complexes ou mise en musique de mythes revisités : ce cycle vous propose 3 films absolument incontournables.

L'Homme de Rio de Philippe de Broca, Los Olvidados de Luis Bunuel et Orfeu Negro de Marcel Camus seront au programme du 1er au 14 décembre au cinéma 4C.

Alors... on y va... vamonos !

La ville au cinéma #3 Rio de Janeiro, films et conférence par T. Jousse

En partenariat avec la Maison de l'Architecture de Franche-Comté

Du 1er au 14 décembre 2021.


LES FILMS

affiche Voyage a travers le cinema francaisLos Olvidados de Luis Bunuel (1950)

Dans une banlieue déshéritée de Mexico, El Jaïbo, échappé d'une maison de correction, retrouve sa bande. Ensemble, ils agressent un aveugle et dévalisent un cul-de-jatte. Mais El Jaïbo veut avant tout se venger de Julian, qu'il accuse de l'avoir dénoncé. Accompagné du jeune Pedro, El Jaïbo attire Julian dans un traquenard et le tue. Seul témoin du meurtre, Pedro va alors désespérément tenter de retrouver le droit chemin...

« La grandeur de ce film se saisit immédiatement quand on sait qu'il ne se réfère jamais aux catégories morales. Nul manichéisme dans les personnages, leur culpabilité n'est que contingente : la conjoncture provisoire de destins qui se croisent en eux comme des poignards (...). Cette présence de la beauté dans l'atroce (et qui n'est pas seulement la beauté de l'atroce), cette pérennité de la noblesse humaine dans la déchéance, retourne dialectiquement la cruauté en acte d'amour et de charité. »
André Bazin

♦♦ Sam. 4/12 à 18h - Mar. 7/12 à 20h15 - Dim. 12/12 à 18h ♦♦


affiche l'armée des ombresL'homme de Rio de Philippe de Broca (1963)

A partir de 10 ans.

En permission pour une semaine, le soldat de 2e classe Adrien Dufourquet arrive à Paris pour retrouver sa fiancée Agnès. Au même moment, une statuette amazonienne est volée au musée de l’Homme. Elle fait partie d’un ensemble de statues rapportées par trois explorateurs : le professeur Catalan, le professeur Villermosa, tragiquement disparu, et Mario de Castro, un riche homme d’affaires brésilien. Quelque temps plus tard, le professeur Catalan est enlevé devant le musée. De son côté, Adrien rejoint Agnès, laquelle n’est autre que la fille de l’explorateur disparu. Hélas, la jeune femme est enlevée à son tour. Adrien se lance à la poursuite des ravisseurs…

«Chef-d’œuvre ! Tout est réussi. Aucun temps mort dans les aventures d’Adrien Dufourquet, militaire en permission lancé, au Brésil, à la poursuite de sa fiancée et de mystérieuses statuettes. Belmondo fougueux, Françoise Dorléac irrésistible. Ça pourrait être du Hawks, c’est du Philippe de Broca millésimé.»
Télérama

♦♦ Ven. 3/12 à 20h15 - Mer. 8/12 à 20h (séance présentée par T. Jousse, historien et critique de cinéma) - Sam. 11/12 à 15h ♦♦



affiche touchez pas au grisbiOrfeu Negro de Marcel Camus (1958)

A la veille du carnaval de Rio, Eurydice arrive de la campagne pour y retrouver sa cousine Sérafina. Elle fait la rencontre d’Orphée, conducteur de tramway et artiste adulé par le peuple pour ses qualités de danseur et de guitariste. Mais Eurydice, électrocutée par un câble de tramway, meurt en tentant d’échapper à son destin. Orphée la cherche partout…

"En revoyant Orfeu negro, on s'aperçoit que le réalisateur a su jouer des contrastes de Rio, ville à deux vitesses où les quartiers modernes côtoient les ruelles insalubres des favelas. Certes, les rythmes de la bossa-nova sont très présents, mais les chansons désenchantées d'António Carlos Jobim et de Luiz Bonfá ajoutent à la sensualité de l'histoire. Et quand Camus filme la mort d'Eurydice, c'est dans un silence total, qui en devient d'autant plus terrifiant. L'aspect naturaliste du film l'emporte aujourd'hui, surtout dans la scène finale de la cérémonie rituelle, quasi documentaire."
Télérama

Palme d’or au Festival de Cannes 1959. Oscar du meilleur film étranger 1960

♦♦ Mer. 1er/12 à 20h30 - Dim. 5/12 à 15h - Jeu. 9/12 à 20h30 ♦♦

CINÉ-CONFÉRENCE

Rio et les villes d'Amérique Latine au cinéma avec Thierry JOUSSE, historien et critique de cinéma.

Pour la troisième étape de notre tour du monde des villes au cinéma, nous partons cette année à Rio de Janeiro, ville à la fois mythique et contemporaine. Filmée par les cinéastes étrangers (Orfeu Negro, L’Homme de Rio) mais aussi par les Brésiliens,Rio n'a cessé de nourrir l'imaginaire des cinéphiles. Pour compléter notre voyage, nous ferons également quelques détours, par Sao Paulo, Buenos Aires ou encore Mexico City, villes de cinéma elles aussi qui offrent un parfait contrepoint à la vision de Rio.

♦♦ Mercredi 8 décembre à 18h - accès libre ♦♦

→ Suivie à 20h de la séance présentée de L'homme de Rio (4€50)

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4€50 la séance